Avec son design transparent, le DJI ROMO P se distingue déjà au premier coup d’œil parmi les aspirateurs robots. Lors de notre test, nous avons vérifié la qualité de l’aspiration, du lavage et de la détection d’obstacles, ainsi que les points où il reste une marge de progression. Restez attentifs.
Du CIEL au SOL – DJI assure
Avec le DJI ROMO P, une chose est très clairement réussie : attirer l’attention sur le marché. Grâce à un design inédit, une chose est désormais claire : DJI est prêt à attaquer le marché des aspirateurs robots. Nous avons pu découvrir à quel point cela fonctionne déjà dans le cadre d’un test de plusieurs semaines. La question évidente était la suivante : "Le spécialiste des drones peut-il déjà concevoir un aspirateur robot haut de gamme dès sa première tentative ?"
Sur le papier, la réponse semble prometteuse. Le ROMO P combine une puissance d’aspiration de 25 000 Pa avec une détection précise des obstacles, des patins de lavage rotatifs et une station de nettoyage hautement automatisée. Ce qui frappe bien sûr, c’est le design transparent, qui rend sa technologie volontairement visible au lieu de la dissimuler. Mais des données impressionnantes ne signifient pas automatiquement des sols impeccablement propres. Nous avons vérifié dans quelle mesure le ROMO P se débrouille dans de véritables espaces de vie, avec quelle efficacité il élimine la saleté et les cheveux sur différents types de surfaces, et si son prix élevé est réellement justifié.

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Design et finition
Dès le premier déballage, une chose saute immédiatement aux yeux : le DJI ROMO P n’essaie même pas de se faire passer pour un discret assistant ménager. Le robot et la station misent sur un boîtier entièrement transparent.




Au quotidien, ce design a un effet secondaire très pratique. On repère plus vite où la saleté s’accumule et si un réservoir ou un filtre a besoin d’attention. Surtout pour un robot aspirateur laveur avec station de vidange, ce n’est pas seulement un gadget. Cela aide à mieux garder l’entretien à l’œil. Un autre avantage est l’étiquetage directement intégré au boîtier, qui indique la fonction des boutons, comme on peut le voir sur les images suivantes.


En même temps, ce look reste bien sûr une affaire de goût. Dans un appartement moderne, l’appareil peut faire office d’objet design. Au milieu de bois rustique et d’une déco champêtre, il attirera davantage l’attention qu’un robot blanc ou noir classique. Ma femme trouvait au départ l’appareil, sur les photos, très étrange et plutôt mal adapté à notre intérieur ; en vrai, il était finalement si élégant que cela lui a plu, et nous avons continué à l’utiliser.
Dans l’ensemble, la qualité de fabrication laisse une impression convaincante. Rien ne claque, rien ne paraît bon marché, et l’ensemble correspond aux ambitions techniques de l’appareil. Le fait que DJI mise aussi ici sur une navigation avec capteurs fisheye binoculaires et un LiDAR grand angle à semi-conducteurs souligne le caractère high-tech de manière visible, et pas seulement sur la fiche technique. En accord avec cela, la navigation a été évaluée très bien dans l’environnement de test d’autres blogueurs, ce qui rejoint nos propres observations. Ce n’est pas une valeur directe de fabrication, certes, mais cela montre que derrière cette coque voyante se cache aussi un système sérieusement bien pensé.
Il existe tout de même quelques petits défauts esthétiques. Le câble d’alimentation noir de la station paraît trop dominant à côté de l’ensemble transparent. Ce n’est pas dramatique, mais visuellement ce n’est pas totalement abouti. En outre, la question reste ouverte de savoir à quoi ressemblera le boîtier transparent après des mois ou des années. Je ne peux pas encore évaluer sérieusement, sur la base de l’utilisation actuelle, les rayures, les traces de poussière ou le jaunissement. Après trois semaines d’utilisation, il a toutefois toujours l’air impeccable.
Avec 351 × 351 × 98 mm, le robot est un peu plus plat que beaucoup de modèles avec une tourelle LiDAR classique. Il ne faut cependant pas s’attendre à des miracles. La hauteur de 9,8 cm aide sous certains meubles, mais ne fait pas automatiquement du ROMO P un spécialiste des canapés ou buffets particulièrement bas. En résumé, cela reste pour moi un appareil très bien fabriqué au look affirmé, qui polarise volontairement au lieu de chercher à se faire oublier.

Navigation et détection d’obstacles
Comme mentionné précédemment, le DJI ROMO P montre sans discussion son meilleur côté dans le domaine de la navigation. Au quotidien, le robot donne une impression étonnamment maîtrisée. Il ne fait pas de cercles aléatoires nerveux dans le salon, mais avance selon des trajectoires calmes et logiques, tout en restant relativement rapide. Le nettoyage paraît méthodique et non comme un petit chaos technologique sur roues.
En pratique, les capteurs fisheye et le LiDAR grand angle apportent avant tout une chose : le ROMO P crée des cartes très précises et se déplace avec assurance dans l’appartement. Surtout, il passe très près des meubles et des murs sans les heurter en permanence. Cela n’a pas seulement l’air maîtrisé, cela améliore aussi le nettoyage des bords.

La détection d’obstacles est particulièrement performante. Sur le parcours de test, 100 % des objets ont été évités. C’est une valeur qui a vraiment du sens au quotidien, à savoir moins de préparation avant le nettoyage. Pieds de chaise rapprochés, chaises à piètement luge, chaussures, chaussettes, briques Lego, câbles et même de fausses crottes d’animaux ont été détectés de manière très fiable. Les câbles notamment sont souvent pour beaucoup de robots la peau de banane classique. Ici, le ROMO P reste heureusement très serein. D’après les données techniques, il détecte les câbles à partir de 2 mm de diamètre et les obstacles à partir de 15 mm de hauteur dans des conditions appropriées, ce que j’ai pu confirmer lors du test.
L’éclairage LED dans les zones plus sombres est également pratique. La détection basée sur caméra bénéficie ainsi d’un appui lorsqu’il devient compliqué sous les meubles ou dans des coins moins bien éclairés. Cela aide à éviter que l’orientation échoue à cause de l’ombre d’une commode.

Le système n’est toutefois pas totalement parfait. Une limitation connue est apparue lors de la détection des tapis. Un tapis n’a d’abord pas été entièrement reconnu et a donc été partiellement ignoré. Après une nouvelle détection, le nettoyage a ensuite fonctionné correctement. À cela s’ajoute un sujet général lié à la navigation visuelle : les surfaces très brillantes ou réfléchissantes peuvent perturber ce type de système. Ce n’est pas un problème exclusif au ROMO P, mais cela fait partie d’une évaluation honnête.
En résumé, la navigation est pour moi la plus grande force du nouveau robot DJI. Peut-être que certaines des bonnes données cartographiques issues des drones ont pu être exploitées pour l’entraînement.
Performances d’aspiration en test
Concernant la puissance d’aspiration du DJI ROMO P, il faut accepter deux vérités en même temps. Au quotidien, le robot fait un travail globalement bon. Miettes, poussière, poils d’animaux, litière de lapin et même salissures plus grossières sont aspirés de manière fiable. Le résultat est particulièrement convaincant sur sols durs. Sa navigation calme joue aussi en sa faveur, car il traite les surfaces proprement et méthodiquement au lieu de passer en coup de vent de manière agitée.
Les choses deviennent intéressantes lorsqu’on se penche sur le grand chiffre mis en avant par DJI. 25 000 Pa, cela sonne comme une puissance d’aspiration brutale. Mais cette valeur seule ne dit pas encore à quel point un robot capte vraiment la poussière fine dans des conditions standardisées. C’est précisément là que le tableau devient un peu plus sobre. Lors du test en laboratoire reproductible de CHIP, la collecte de poussière au niveau le plus bas était de 31,1 % et au niveau le plus élevé de 61,2 %. La puissance d’aspiration maximale a été évaluée à 3,1. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas non plus le genre de domination que l’on pourrait attendre d’un chiffre en Pascal aussi impressionnant. Au quotidien dans notre appartement, avec 80 % de sols durs et deux tapis, je n’ai toutefois rien eu à lui reprocher. Aucune miette n’est restée au sol, et les tapis étaient bien aspirés après chaque passage. Lors du test intensif, les miettes réparties ont été presque entièrement ramassées. Cela correspond au fait que le robot maîtrise également bien les salissures de type cheveux. Lors du test, il a même ramassé 10 amas de poils de chien sur 10 sur tapis à poils longs. Ma conclusion donc : satisfaction totale au quotidien.

Les tapis sont reconnus automatiquement de manière fiable et les patins de lavage sont relevés, ce qui suffit pour les tapis à poils courts et moyens, mais s’avère moins efficace sur les tapis à poils longs. Comparé à l’élite des aspirateurs robots, il manque ici au ROMO une fonction : le retrait des patins de lavage dans la station afin de ne pas humidifier les tapis de manière générale. Ceux qui possèdent beaucoup de tapis de ce type devraient jeter un œil aux modèles haut de gamme de Dreame ou Mova. Et encore une remarque : les disques de lavage (pas les serpillières) sont fixés de manière permanente et ne peuvent pas être retirés.

Concrètement, cela signifie que le ROMO P n’est ni un bluffeur, ni un monstre ultime de la poussière. Il fonctionne très bien sur la saleté du quotidien. Il s’attaque surtout de manière fiable aux particules plus grossières et aux salissures typiques d’un logement. En revanche, lorsqu’il s’agit de la pure collecte de poussière fine dans des conditions strictement standardisées, il se situe plutôt dans la moyenne. C’est une différence importante, car les valeurs de laboratoire et la vie réelle ne sont pas la même chose. Et c’est bien sûr cette dernière qui compte… Mon impression après confrontation des données est donc assez claire : au quotidien, le ROMO P aspire mieux que ne le laissent supposer les prudentes valeurs de laboratoire.



Cheveux et poils d’animaux
Avec les cheveux, le DJI ROMO P montre l’une des qualités qui valent vraiment de l’or au quotidien : DJI mise sur deux brosses principales contrarotatives qui réduisent l’emmêlement des cheveux. Quiconque a déjà dû retirer régulièrement de longs cheveux enroulés autour d’un rouleau-brosse sait que chaque nœud évité est une petite victoire du quotidien.
Ce qui est intéressant, c’est que DJI fournit directement deux brosses différentes. Il y a une brosse entièrement en caoutchouc, qui vise surtout les cheveux et un fonctionnement demandant peu d’entretien. S’y ajoute une brosse hybride en caoutchouc et poils, censée travailler un peu plus en profondeur sur les tapis. C’est une solution judicieuse, car elle permet de mieux adapter le nettoyage à son propre habitat. Dans un appartement avec beaucoup de poils, de cheveux et de sols lisses, je verrais la brosse en caoutchouc comme particulièrement adaptée. Ceux qui ont davantage de tapis profiteront du second accessoire.


J’ai déjà évoqué plus haut sa bonne capacité à ramasser les amas de cheveux. Encore plus parlant : le test intensif avec de longs cheveux. Lors d’un essai avec des cheveux allant jusqu’à 25 cm de long, il ne restait à la fin que deux cheveux accrochés au rouleau. C’est remarquablement peu pour cette discipline.
En pratique, cela signifie que le ROMO P convient particulièrement bien aux foyers avec cheveux longs ou animaux domestiques, car son concept de brosses et ses performances de nettoyage fonctionnent ici intelligemment ensemble. Les cheveux sont ramassés de manière fiable et les brosses restent comparativement dégagées. Cela fait gagner du temps d’entretien. En résumé, le ROMO P fait partie pour moi des modèles agréablement peu compliqués.

Nettoyage des coins et des bords
Lors du nettoyage le long des murs, le DJI ROMO P montre de manière assez impressionnante ce que ses composants extensibles sont capables d’apporter. La brosse latérale se déploie vers l’extérieur si nécessaire et récupère les miettes jusque dans des zones que beaucoup d’aspirateurs robots ronds ignorent volontiers. Le patin de lavage droit se déploie également latéralement et nettoie ainsi de manière remarquablement proche des plinthes et des meubles.
Lors du test, il ne restait entre le robot et le mur qu’une distance d’environ un millimètre par moments. Ce n’est pas seulement impressionnant sur le papier. C’est justement dans la cuisine ou le coin repas que la saleté s’accumule de préférence là où le sol et le mur se rencontrent. Le ROMO P traite ces zones de manière très systématique et ne laisse presque aucun résidu visible le long des bords droits.


Notre test des coins a lui aussi été très convaincant. Les dix particules de test réparties ont été ramassées. À première vue, cela ressemble à une prestation parfaite. Mais dans les coins, le résultat n’est pas totalement irréprochable. Les brosses rondes et les patins de lavage ne peuvent pas compenser complètement la forme ronde de l’appareil. Ce problème concerne toutefois presque tous les aspirateurs robots du marché.
En pratique, cela signifie que le ROMO P fait partie des appareils les plus performants que nous ayons testés jusqu’ici le long des murs droits. Les coins ouverts sont nettoyés en profondeur. En revanche, si une miette s’est installée tout au fond de l’angle entre deux murs, elle n’a rien à craindre – Espérons que les générations suivantes règleront cela (étrangement, j’ai eu soudain un bref élan de compassion pour la miette 😅).
En résumé, le nettoyage des coins et des bords est une force évidente du DJI ROMO P. Il n’est pas parfait pour des raisons de conception. Mais au quotidien, cela pèse nettement moins qu’avec beaucoup d’autres aspirateurs robots ronds.
Performances de lavage
Pour le lavage, le DJI ROMO P mise sur les éprouvés deux patins rotatifs, qui glissent sur le sol avec une légère pression. Ce système a des avantages et des inconvénients par rapport aux aspirateurs robots avec rouleau de lavage. Personnellement, je le préfère au rouleau de lavage sur des carreaux légèrement irréguliers avec des joints un peu plus larges, notamment en raison du nettoyage plus profond permis par les fibres plus longues.
Comme on peut le voir sur le sol, la répartition de l’eau est uniforme et peut être réglée selon le type de sol. Ainsi, il ne reste ni trace sèche ni salon transformé en flaque.


Sur les salissures normales du quotidien, le ROMO P fait du bon travail. Les taches légères et éclaboussures fraîches disparaissent le plus souvent sans grande discussion. Lors du test, je peux attribuer une bonne note à ses performances de lavage. Les taches de café et d’espresso séchées ont été en grande partie éliminées. Par endroits, de légers résidus restaient toutefois visibles. Il est utile dans l’application de choisir le mode où l’on passe d’abord avec le produit nettoyant, puis ensuite à nouveau avec de l’eau. Le résultat était convaincant même après plusieurs jours sans lavage.
Sur les taches tenaces, comme celles que l’on trouve en abondance sous la chaise haute de notre fille, le robot a besoin de plusieurs passages. Lors du test intensif, le café séché et le ketchup n’ont été complètement éliminés qu’après quatre passages. Au premier passage, les salissures plus importantes ont parfois d’abord été étalées. Cela fait malheureusement partie du comportement typique des patins de lavage rotatifs, mais comme indiqué, cela se résout avec plusieurs nettoyages…
Les rouleaux de lavage modernes ont souvent un avantage ici. Ils exercent davantage de pression mécanique et absorbent en partie la saleté dissoute de manière continue, parfois avec aspiration. Le ROMO P a en revanche besoin de deux ou trois passages.
Sa réaction face aux salissures importantes ou liquides est intelligente. Le robot peut relever la brosse principale afin que le liquide ne soit pas absorbé par le rouleau puis redistribué dans la pièce. Si les patins de lavage sont trop encrassés, il retourne de lui-même à la station. Les patins y sont nettoyés avant qu’il ne reprenne son travail à l’endroit interrompu.

En résumé, la fonction de lavage convient très bien à l’entretien quotidien des sols. Films de poussière, taches légères et salissures fraîches disparaissent de manière fiable. En revanche, face à des résidus fortement incrustés, le ROMO P ne fait pas partie de la toute première catégorie. Ici, plusieurs passages sont nécessaires, ou alors au final un aspirateur laveur voire la bonne vieille serpillière restent de mise.
Station de nettoyage et de vidange
La station de base du DJI ROMO P prend en charge presque tout ce qui suit le nettoyage du sol proprement dit. Elle vide le bac à poussière du robot, d’une capacité de 260 millilitres, et remplit à nouveau son réservoir d’eau. En outre, elle lave les deux patins de lavage et les sèche ensuite à l’air chaud. Au quotidien, le travail se limite donc généralement au remplissage en eau propre et à la vidange du réservoir d’eau sale.
Avec quatre litres d’eau propre et une capacité de 3,2 litres pour l’eau sale, les réservoirs sont suffisamment grands. La poussière finit dans un sac de 2,4 litres. Mais même cette station premium ne fonctionne pas entièrement sans intervention manuelle. Les réservoirs d’eau et le sac à poussière doivent être contrôlés régulièrement. Les pièces d’usure ne se remplacent pas non plus toutes seules. L’application fournit à ce sujet des rappels utiles.
La fonction d’auto-nettoyage est particulièrement soignée. Des jets d’eau à haute pression rincent le bac de la station et décollent cheveux et saleté. Les résidus sont ensuite aspirés par une large ouverture vers le réservoir d’eau sale. Lors de notre test, la zone de lavage est ainsi restée agréablement propre. C’est un véritable avantage par rapport aux stations où, après quelques semaines, une petite station de recherche biologique se développe dans la partie basse.


Le modèle P apporte en outre quelques extras. Parmi eux figurent le traitement UV du sac à poussière et le séchage du bac à poussière, comme nous le connaissons déjà chez Narwal. Le produit nettoyant est dosé automatiquement. Un compartiment séparé est prévu pour un désodorisant pour sol.
Il ne faut toutefois pas prendre trop littéralement les 200 jours sans entretien annoncés. Cette indication ne concerne que la planche de lavage de la station et non l’ensemble du système. La température de lavage exacte ne peut pas non plus être indiquée de manière univoque. Selon les mesures, des valeurs comprises entre 60 et 75 degrés sont mentionnées.
En résumé, la station fait partie des éléments les plus confortables du ROMO P. Elle décharge beaucoup l’utilisateur et reste comparativement propre. Elle n’est évidemment pas totalement sans entretien.

Pratique sur le Romo P également : l’accès par l’arrière au bac à poussière, qui devrait aussi être contrôlé de temps à autre. La solution de DJI est simple et limite la poussière (voir images suivantes).


Niveau sonore et batterie
Sur le plan du bruit, le DJI ROMO P se montre agréablement discret. Alors que de nombreux aspirateurs robots puissants finissent au plus tard en mode élevé par sonner comme si un petit aspirateur démarrait dans le salon, le ROMO P reste comparativement discret. DJI annonce environ 56 dBA en aspiration et lavage. Cela correspond bien à l’impression au quotidien. Les conversations ou la télévision sont à peine perturbées.
Bien sûr, le robot devient plus audible à des niveaux de puissance plus élevés. Il ne devient toutefois pas désagréablement bruyant. L’ensemble paraît bien calibré pour un usage quotidien. Ceux qui souhaitent faire fonctionner le ROMO P pendant le télétravail ou le soir ne sont pas automatiquement contraints de fuir dans la pièce d’à côté.

La station se fait nettement plus entendre lors de la vidange automatique de la poussière. DJI parle ici d’environ 65 dBA. Le processus ne dure toutefois que brièvement. Un système à plusieurs niveaux de réduction du bruit est censé atténuer davantage le vacarme. L’aspiration n’est certes pas silencieuse, mais elle reste dans une plage acceptable. Bien sûr, si vous venez tout juste d’endormir votre bébé, mieux vaut décaler ce processus dans le temps (je parle d’expérience) .
Pendant le séchage des patins de lavage, la station reste de nouveau agréablement en arrière-plan avec environ 40 dBA. C’est important, car le séchage dure nettement plus longtemps que l’aspiration proprement dite.
Côté batterie aussi, le ROMO P se montre endurant. Avec sa batterie de 5 000 mAh, une autonomie d’environ trois heures est réaliste à puissance modérée. Cela suffit sans problème pour la plupart des appartements. Il couvre aussi de plus grandes surfaces sans stress. Si l’énergie venait malgré tout à manquer, le robot retourne de lui-même à la station et se recharge. Ensuite, il reprend le nettoyage à l’endroit interrompu.
En résumé, le faible niveau sonore fait clairement partie des points forts du ROMO P. L’autonomie de la batterie correspond elle aussi bien à ses ambitions premium.
Configuration et application
La configuration du DJI ROMO P passe par l’application DJI Home et se fait de manière agréablement simple. Seul le fait que DJI, comme pour ses drones, ne propose pas l’application via le Play Store / App Store me laisse à chaque fois perplexe. Au final, c’est souvent la pensée suivante qui l’emporte : "Il ne va rien arriver" 😝. Après la connexion au Wi-Fi, l’application guide pas à pas dans le démarrage. Ce qui est frappant, c’est la présence de nombreuses aides et explications sur les fonctions.



La première cartographie est effectuée par le robot de manière réjouissantement rapide. Pour une surface d’environ 70 mètres carrés, il lui faut à peu près dix minutes. Il en résulte une carte précise qui peut ensuite être directement modifiée. Les pièces peuvent être séparées et renommées. Il est également possible d’enregistrer plusieurs étages.

En matière de fonctions, l’application se montre généreuse. Les murs virtuels et zones interdites sont présents, tout comme des zones séparées pour les interdictions d’aspiration ou de lavage. Pour chaque pièce, la puissance d’aspiration et la quantité d’eau peuvent être définies individuellement. En complément, il est possible de planifier des ordres de nettoyage et des répétitions. Ainsi, la cuisine peut recevoir deux passages si nécessaire, tandis que la chambre peu utilisée se contente d’un tour rapide.
Grâce à la caméra en direct, le ROMO P peut être piloté à distance. L’audio bidirectionnel est également de la partie. Cela permet de vérifier pendant ses déplacements si tout va bien à la maison ou d’envoyer le robot délibérément dans une zone précise. Les indications d’entretien et les périodes de repos configurables complètent l’ensemble.
Le logiciel ne semble toutefois pas encore totalement exempt de défauts. Certaines traductions paraissent un peu maladroites et certains menus pourraient être organisés de manière plus claire. Une carte 3D manque également. Au moment du test, il n’y avait en outre pas d’intégration complète avec Alexa, Google Home, Siri ou Matter (mise à jour : Matter est désormais disponible). L’assistant vocal intégré ne comprenait que le chinois et l’anglais.
En résumé, l’application offre néanmoins de nombreuses fonctions tout en restant globalement compréhensible. DJI a encore une marge de progression sur les finitions et l’intégration domotique.
Protection des données et sécurité
La caméra en direct est pratique lorsqu’on veut vérifier à distance que tout va bien à la maison. Grâce à la communication bidirectionnelle, le ROMO P peut même être utilisé comme poste de garde mobile. C’est justement ce qui rend aussi cette fonction sensible du point de vue de la sécurité.
Une faille critique dans la vérification des autorisations MQTT pouvait potentiellement permettre l’accès à des appareils tiers. Selon DJI, la faille centrale a été corrigée les 8 et 10 février 2026 par des mises à jour côté serveur. D’autres vulnérabilités moins graves pourraient néanmoins subsister.
Nous recommandons donc d’activer la caméra de manière réfléchie et d’installer toujours les mises à jour rapidement. L’utilisation de la caméra elle-même est protégée par mot de passe, de sorte que des tiers ne peuvent pas l’activer via smartphone. Le robot annonce alors l’activation du mode vidéo à distance. L’affichage en direct est un extra utile, que maîtrisent désormais la plupart des robots domestiques, mais il reste toujours aussi une fonction critique sur le plan de la sécurité, car une infrastructure de sécurité informatique totalement imperméable n’existe tout simplement pas.

Rapport qualité-prix
Avec un prix public conseillé initial de 1 899 euros, le ROMO P se positionnait clairement au départ dans la catégorie premium. Difficile de parler de prix abordable. Depuis son lancement à la fin de l’année dernière, beaucoup de choses ont toutefois changé – L’appareil est désormais disponible à partir de 900 euros, ce qui paraît aussi nettement plus réaliste au vu des fonctionnalités et du marché actuel. Il faut être clair sur un point : ici, on paie aussi pour le design. Avec un châssis transparent, DJI doit soigner bien davantage l’organisation de l’intérieur que des concurrents comparables, ce qui augmente la complexité de fabrication. Les variantes échelonnées ROMO A et ROMO S sont logiquement nettement moins chères, car elles sont soit partiellement transparentes (robot uniquement), soit entièrement opaques.
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Le DJI ROMO P sur la boutique du fabricant : Acheter
La navigation, la puissance d’aspiration et le système de brosses sont en grande partie identiques sur les ROMO S, ROMO A et ROMO P. Le supplément de prix concerne surtout le design transparent ainsi que les fonctions UV, désodorisant et fonctions d’hygiène supplémentaires de la station. Rien de dramatique.
Techniquement, le ROMO P est solide. Mais ce n’est pas lui qui offre le meilleur rapport qualité-prix. Ceux qui peuvent se passer des extras trouveront peut-être dans les variantes moins chères un ensemble plus raisonnable. Ce qui reste décisif, c’est le prix réel du marché…
Il faut naturellement aussi tenir compte des prix des pièces de rechange, que l’on trouve ici. Au total, les prix sont dans la moyenne et comparables à ceux des pièces d’origine d’autres fabricants dans cette catégorie.

Conclusion sur le DJI ROMO P
Pour moi, le DJI ROMO P est avant tout un excellent robot axé sur la navigation et le confort avec un design futuriste. Sa plus grande force n’est pas le chiffre en Pascal mis en avant, mais la manière dont il se déplace avec sûreté et intelligence dans l’appartement. La cartographie est précise, il reconnaît les obstacles de manière fiable et travaille avec une assurance agréable, même dans les pièces encombrées. Dans les foyers avec des câbles, des chaussures, des pieds de chaise ou des accessoires pour animaux, cela a bien plus de valeur au quotidien que de simples promesses de performance.
Sur le plan du nettoyage, le tableau est mitigé mais globalement bon. Sur les sols durs, le ROMO P aspire soigneusement, nettoie en profondeur les bords et gère les cheveux en évitant agréablement les enchevêtrements. La fonction de lavage convient elle aussi à un usage quotidien, en particulier la combinaison avec produit nettoyant et désodorisant, qui laisse une bonne impression lors du retour à la maison tous les jours. Les taches tenaces nécessitent toutefois plusieurs passages. Mais ce n’est rien de nouveau pour des aspirateurs robots de cette catégorie.
La station est très réussie. Elle enlève beaucoup de travail à l’utilisateur, vide le bac à poussière, nettoie les patins de lavage et maintient l’entretien à un niveau réduit. S’y ajoutent des extras comme la fonction UV et l’élimination des odeurs. C’est confortable, mais cela a aussi un coût. Car le prix est sensiblement supérieur à celui des modèles ROMO plus simples. En outre, il faut considérer de manière lucide les fonctions de caméra et de cloud si la protection des données est un sujet sensible.
En résumé, le DJI ROMO P convient particulièrement bien aux foyers avec beaucoup de sols durs, de cheveux, d’animaux et d’obstacles. Ceux qui recherchent une puissance maximale sur tapis ou le meilleur rapport qualité-prix trouveront plutôt des alternatives. En revanche, ceux qui veulent un assistant du quotidien silencieux, intelligent et agréablement peu exigeant en entretien obtiennent ici un ensemble performant d’un genre particulier.
Navigation, cartographie et détection d’obstacles très performantes
Bon nettoyage sur sols durs
Nettoyage des bords approfondi
Très bonne collecte des cheveux et poils d’animaux avec peu d’enchevêtrements
Fonctionnement silencieux
Station de nettoyage confortable
Application complète avec caméra en direct et audio bidirectionnel
Design transparent remarquable et intérieur élégant
Les taches tenaces nécessitent plusieurs passages de lavage
Pas de dépose automatique des serpillières pour les tapis à poils longs
Intégration vocale limitée
Questions de confidentialité liées à la caméra et au cloud
Prix élevé et surcoût net par rapport aux ROMO S et A
Vous pouvez acheter l’appareil notamment sur Amazon :
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Données techniques du DJI ROMO P
Catégorie | Caractéristique technique |
|---|---|
Type d’appareil | Robot aspirateur laveur avec station automatique de nettoyage et de vidange |
Numéro de modèle du robot | CR8E |
Dimensions du robot | 351 × 351 × 98 mm |
Poids du robot | 4,4 kg |
Boîtier | Transparent |
Puissance d’aspiration maximale | 25 000 Pa selon le fabricant |
Bac à poussière dans le robot | 260 ml |
Réservoir d’eau intégré | 164 ml |
Brosses principales | Deux brosses antipeluches contrarotatives |
Nettoyage latéral | Brosse latérale extensible |
Système de lavage | Deux patins de lavage rotatifs avec bras de lavage extensible |
Navigation | Capteurs fisheye binoculaires et LiDAR grand angle à semi-conducteurs |
Détection d’obstacles | Câbles à partir de 2 mm de diamètre et obstacles à partir de 15 mm de hauteur dans des conditions appropriées |
Batterie | 5 000 mAh ou 72 Wh |
Tension de la batterie | 14,4 V |
Autonomie maximale | Environ 3 heures en mode aspiration silencieux uniquement |
Surface couverte par charge | Selon DJI jusqu’à environ 178 m² en mode aspiration silencieux |
Puissance de charge | 55 W |
Temps de charge | Environ 2,5 heures de 0 à 100 % |
Modes de nettoyage | Aspiration et lavage, aspiration seule, lavage seul ainsi qu’aspiration d’abord puis lavage |
Niveau sonore en aspiration et lavage | Environ 56 dB(A) |
WLAN | Wi-Fi 4 et Wi-Fi 5 : 802.11 b/g/n ainsi que 802.11 a/n/ac |
Bluetooth | Bluetooth 5.0 |
Application | Application DJI Home |
Caméra | Image caméra en direct, télécommande ainsi que communication vidéo et vocale |
Température de fonctionnement | 0 à 40 °C |
Température de charge | 5 à 40 °C |
Franchissement d’obstacles | jusqu’à 2 cm max. |
Données techniques de la station
Catégorie | Caractéristique technique |
|---|---|
Numéro de modèle | CS8E |
Dimensions | 425 × 453 × 440 mm |
Poids | 10 kg |
Réservoir d’eau propre | 4 litres |
Réservoir d’eau sale | 3,2 litres |
Sac à poussière | 2,4 litres |
Surface de lavage par remplissage | Selon DJI jusqu’à environ 200 m² |
Alimentation électrique | 220 à 240 V à 50 à 60 Hz |
Puissance pendant la charge | 55 W |
Puissance pendant le séchage et la charge | 110 W |
Puissance lors de l’aspiration de la poussière | 635 W |
Puissance lors de l’auto-nettoyage à l’eau chaude | 1 100 W |
Niveau sonore lors de la vidange de la poussière | Environ 65 dB(A) |
Niveau sonore pendant le séchage | Environ 40 dB(A) |
Lavage des serpillières | Nettoyage automatique avec jets d’eau à haute pression |
Séchage des serpillières | Séchage automatique à l’air chaud |
Séchage du bac à poussière | Présent |
Dosage du produit nettoyant | Dosage automatique de la solution de nettoyage |
Désodorisant pour sol | Compartiment séparé, uniquement sur le ROMO P |
Fonction UV | Lampe UV pour le sac à poussière |
Bluetooth | Bluetooth 5.1 |
